Prochaine assemblée générale : jeudi 24 mai.

La victoire à l’élection présidentielle de François Hollande le 6 mai dernier offre un nouveau paysage politique à notre pays qui a traversé 5 ans d’une politique sarkozyste austère, radicale et destinée à protéger les intérêts de quelques privilégiés. Il nous faut maintenant reconstruire en remettant en France la question sociale et la notion d’égalité au coeur des débats, avec une nouvelle répartition des richesses.

Nous proposons de nous retrouver ce Jeudi 24 mai à la Fédération, à 19h précises, pour une Assemblée Générale autour de l’ordre du jour suivant:

- analyse des résultats de l’élection présidentielle, point sur le gouvernement Ayrault,

- point sur les législatives,

- perspectives Politiques pour les semaines à venir.

En outre, notre camarade Gérard Filoche sera à 20h30 salle du Sénéchal, rue de Rémusat à Toulouse pour une réunion sur le thème “Le doit du travail en France et en Europe face au chantage à l’austérité et à la dette”.

Nous  invitons donc les camarades qui le souhaitent, pour prolonger cette soirée politique, à assister à ce débat après l’AG.

AG le jeudi 27/10 : bilan des primaires citoyennes

Depuis plusieurs mois maintenant, nous avons collectivement œuvré pour que les primaires citoyennes, exercice démocratique sans précédent, soient un véritable succès. Ce n’était pas chose aisée, d’une part parce que ce n’est pas le dispositif que nous avions privilégié (nous étions favorables à des primaires de la gauche) et d’autre part parce que tout était nouveau et exigeait rigueur et méthode. Pari gagné néanmoins ! Avec 83 923 votant-e-s, notre département obtient un taux de participation de 10,05% soit plus de 3 points au-dessus du taux de participation national (6,62%). Les débats ont permis de mettre en avant des idées et de parler de notre projet politique à toute la société française, pendant plusieurs semaines.

Le résultat de dimanche soir est forcément, pour nous et notre courant, une déception. Surtout après une campagne militante pour Martine Aubry dans laquelle nous avons joué un rôle central, grâce notamment à nos relais syndicaux et associatifs. Avec un peu de recul, il sera intéressant de regarder précisément les résultats et les études sociologiques sur les participants, afin d’avoir une idée claire du message adressé par les électeurs au parti socialiste.

Le premier enseignement est en tout cas évident : la droite est aujourd’hui la première victime des primaires, non seulement parce que le PS a accaparé le débat politique mais aussi parce qu’elle est incapable du même exercice démocratique. En ce sens, les primaires ont probablement permis à la gauche d’être en position de l’emporter enfin en 2012.

François Hollande est maintenant le candidat des socialistes. Il a été élu démocratiquement, avec une avance importante qui le légitime fortement. Il doit maintenant rassembler, et avant tout, ceux qui ont soutenu Martine Aubry. C’est sa responsabilité de le faire, c’est la nôtre d’être prêts à l’accepter. Il est le candidat, cela signifie qu’il pourra structurer son programme en s’appropriant le projet commun des socialistes adopté à l’unanimité. Mais en aucun cas, il ne devra le renier.

La défaite de Martine Aubry ne peut en tout cas être interprétée comme une défaite des idées qu’elle a défendues pendant la campagne : juste échange, contrôle des banques, volontarisme économique et rejet de la rigueur, non-cumul des mandats, sortie progressive du nucléaire, égalité femmes-hommes, etc. Au contraire, si l’on regarde les scores cumulés obtenus par Martine Aubry, Arnaud Montebourg et Ségolène Royal, on voit bien que les électeurs ont fait davantage le choix d’une gauche de transformation plutôt que d’une gauche d’accompagnement. Au deuxième tour, la personnalité des deux candidats et leur capacité supposée à gagner ont davantage influencé le vote, notamment de ceux qui ne s’étaient pas déplacé pour le premier tour.

Nous devrons aussi être particulièrement vigilants sur la stratégie électorale choisie par notre candidat et rappeler que, depuis fin 2008, c’est la ligne du rassemblement de la gauche qui s’est imposée dans le parti et dans l’élaboration du projet face aux tenants de l’alliance au centre.

Afin d’analyser collectivement cette nouvelle situation politique et de définir les contours de notre participation à la campagne présidentielle et de notre investissement dans le Parti Socialiste, nous te donnons rendez-vous à notre prochaine assemblée générale :

Jeudi 27 Octobre , à 19h
à la Fédération

Prochaine assemblée générale : jeudi 15 septembre

Après cette période estivale et une rentrée politique marquée par les Universités d’été de notre parti à la Rochelle et le succès du meeting de Martine Aubry à Toulouse, le temps est venu pour nous de nous retrouver. Echanger et débattre, construire et proposer : tels sont les marqueurs qui guident dans la période qui s’ouvre.

Cette fin 2011 et l’année 2012 qui suivra seront évidemment des temps riches en militantisme et en expériences politiques : primaires citoyennes en octobre, désignations législatives en décembre, élaboration du projet présidentiel et construction de la victoire en mai… sans oublier les sénatoriales qui se jouent dès maintenant !

Déjà en dynamique, nous avons été nombreux à assister et à organiser le premier meeting de campagne de Martine Aubry. Nous remercions d’ailleurs tous les militants et sympathisants de leur remarquable mobilisation. Martine Aubry a fait du “serment de Toulouse” la promesse de construire l’alternative, non pour accompagner et sauver un système sur le déclin, mais bien pour transformer la société.

Pour évoquer ensemble tous ces sujets – de l’actualité la plus brulante au temps politique plus éloigné, législatives notamment – nous te donnons rendez vous pour une :

Assemblée générale du courant Un Monde d’Avance
Jeudi 15 septembre à 19h30 à la Fédération du PS

Cet horaire nous permettra ainsi de suivre le premier débat des Primaires diffusé à partir de 20h35 sur France 2 que nous projèterons dans la salle Jean Jaurès.

Biographie de Nadia Pellefigue

Née à Aubagne le 3 décembre 1978, mère d’une petite fille de 3 ans.

Responsabilités politiques

Première Secrétaire fédérale déléguée de la Fédération socialiste de Haute-Garonne

Membre du Bureau National et du Conseil National du Parti socialiste.

Conseillère régionale déléguée de Midi-Pyrénées en charge de l’Egalité femme-homme. Vice-présidente au sein de la Commission des affaires européennes et de la coopération internationale. Membre de la Commission permanente.

Activité professionnelle

Attachée au Parlement européen depuis 2004, spécialisée sur les questions de service public, d’emploi et affaires sociales, auprès de Françoise Castex.

Formation

Scolarité primaire et secondaire au quartier du Grand Mirail (école Ferdinand de Lesseps aux Pradettes, collège Vauquelin et lycée Rive Gauche)

Master de recherche de Science Politique spécialisé sur les collectivités territoriales (mémoire de 3ème cycle intitulé « Ségrégation et croissances urbaines, le cas de l’agglomération toulousaine »). Cycle préparatoire de l’ENA

Itinéraire politique

Vient à la politique durant le mouvement social de novembre 1995 en créant les comités d’action lycéen sur Toulouse. Cette fibre militante ne la quittera plus, tour à tour engagée contre les inégalités et l’injustice au sein des luttes anti-racistes, du syndicalisme étudiant, du féminisme ou du Parti socialiste aujourd’hui. 

En 2011, le Parti socialiste décide de proposer des candidats d’avantage à l’image de la société : parité, diversité, renouvellement. Pour la Haute-Garonne, les instances nationales proposent de réserver « femme » la 9ème circonscription. Nadia Pellefigue se positionne alors comme candidate à l’investiture sur cette circonscription.

Convaincue que la politique doit retrouver de saines pratiques pour rencontrer de nouveau la confiance des citoyen-ne-s qui doivent être associés au projet politique, elle s’implique fortement dans la mise en œuvre des primaires. Dans la suite de cet exercice démocratique sans précédent, le vote d’investiture aux législatives par les militant-e-s marquera le début de la mise en œuvre du processus de rénovation interne du PS. Nadia Pellefigue s’engage à démissionner de son mandat de Conseillère régionale une fois élue députée.

www.nadiapellefigue2012.fr (ouverture prochaine)

En 2012, parlons des salaires !

Extrait du discours d’Emmanuel Maurel, secrétaire national à l’université permanente et aux universités d’été, en conclusion de La Rochelle

Chers camarades, profitons de ce débat pour dénoncer un système qui marche sur la tête autant qu’un pouvoir qui échoue lamentablement. La campagne qui s’ouvre est comme une guerre de mouvement. Il nous appartient de faire venir notre adversaire sur notre terrain. Car si le débat porte sur les modalités de l’austérité de demain, sur les conditions d’une rigueur plus douce, alors nous sommes condamnés à l’échec.

Sachons imposer nos thématiques, parlons de la sauvegarde des services publics, des investissements d’avenir, de l’éducation, de la santé, de la réduction du temps de travail, de la réforme fiscale, des salaires.

Oui, parlons enfin des salaires !

Des salaires des travailleurs de Total, qui ne sont pas augmenté depuis 10 ans, alors que leur groupe dégage 15 milliards de profits annuels. Des salaires des fonctionnaires, qui sont gelés depuis des lustres. Des salaires des ouvriers et des employés de de pays, de ceux qui font la queue dans les parcs de loisir en août parce qu’ils n’ont pas les moyens de partir en vacances et que c’est la seule distraction qu’ils offriront à leurs enfants.

Pour paraphraser un Gaston Deferre, peu suspect de gauchisme, la gauche au pouvoir, ce sont d’abord les augmentations de revenus salarial pour les classes populaires et moyennes. «S’il n’y a pas ça, le reste ne vaut pas», disait le maire de Marseille, et il avait bien raison. Alors nous aurons bon exhiber tous les brevets de bonne gestion et de maîtrise de la comptabilité publique, si notre programme législatif pour la législature à venir ne s’attaque pas frontalement à la question des inégalités, et donc de l’augmentation généralisée des bas salaires, alors nous ne retrouverons pas la confiance des Français.

Lire l’intégralité de l’intervention d’Emmanuel Maurel, secrétaire national, en conclusion de La Rochelle

Martine Aubry : meeting le mercredi 7 septembre à Toulouse


Le Comité de soutien à Martine Aubry, auquel participe activement Un Monde d’Avance 31, vous convie à la réunion publique du mercredi 7 septembre, à 19h, avec Martine AUBRY, à la Halle aux Grains de Toulouse.
Nous vous remercions de relayer très largement dans votre entourage ou sur les réseaux sociaux cette invitation car les primaires citoyennes sont un scrutin ouvert à tous les sympathisants de la gauche, les 9 et 16 octobre prochains.

Retrouvez l’actualité de Martine Aubry sur le blog départemental www.martineaubry31.fr ainsi que sur la page Facebook “Martine Aubry Haute-Garonne“.

Pause estivale

Le blog des militants d’Un Monde d’Avance en Haute-Garonne fait une pause estivale. En attendant de vous retrouver pour les batailles de la rentrée, la mise en oeuvre des primaires et avant de retrouver le programme détaillé des universités d’été, vous pouvez vous inscrire pour l’édition 2011, qui aura lieu les 26, 27 et 28 août prochains.

Nos priorités pour 2012

Le courant Un Monde d’Avance publie un recueil des priorités à mettre oeuvre si la gauche reprend le pouvoir en 2012. Ci-après l’introduction de ce document par Henri Emmanuelli et Benoît Hamon.

>>> À quelques mois de l’élection présidentielle, notre victoire, dans la bouche de nombre de commentateurs, semble évidente et naturelle. Et pourtant… Cette situation favorable nous l’avons déjà connue.

En 2002, forts de notre bilan, sourds face aux propositions, y compris celles qui venaient des nôtres, ignorant le résultat en demi teinte des municipales de 2001 nous décidâmes de ne voir que ce que nous voulions montrer : les victoires flamboyantes dans les grandes villes dissimulait le nombre important de défaites dans les villes petites et moyennes. Cela traduisait partout un mouvement de fond au sein d’un électorat populaire s’éloignant de nous, déboussolé et dont l’ultime absence à nos côtés se fit cruellement ressentir un soir d’avril 2002, privant la gauche d’un second tour “gagné d’avance”.

En quelques minutes, nous passâmes du statut de favori à celui de disqualifiés. Nous faisions face à un « accident », certains l’ont analysé comme tel, préférant se porter en victime d’une injustice plutôt qu’en véritable responsable politique osant le face à face avec nous mêmes. Et c’est en raison de cette injustice qu’il convenait de ne rien changer, ou si peu.

En 2006, peu auraient parié sur la victoire du Ministre de l’Intérieur. L’ensemble des socialistes sans exception, candidats à la primaire, auront été au moins une fois donnés gagnants dans les sondages de second tour dans les 18 mois qui précédaient l’élection présidentielle. D’ailleurs, assurés de leur victoire en cas de désignation, chacun d’eux repoussa les limites du cadre commun, tout fût permis ou du moins ils ne s’interdirent rien. D’aucuns s’évertuaient chaque jour à faire « sauter les tabous », d’autres ne cessaient de répéter à qui voulait l’entendre que le projet du Parti n’était qu’ « un socle » et non « un cadre ». In fine, le socle se transforma en paillasson sur lequel les pieds des prétendants vinrent s’essuyer.
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