Photo : Rémi Benoît pour ObjectifNews
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FH : le meeting de Toulouse – Jeudi 3 mai
Présidentielle : après le 1er tour, “stop ou encore ?”
En plaçant en tête François Hollande (28,63%), le 1er tour de l’élection présidentielle a permis une dynamique encourageante pour aborder le second tour. Optimistes, nous avons des raisons d’espérer qu’à la faveur du rassemblement opéré par notre candidat, le changement tant attendu prenne tout son sens au soir du 6 mai. Mais tout reste à faire si nous ne voulons pas que ce vent du changement semblable au vent d’autan s’arrête de souffler subitement. Le total des voix de gauche avec 43% est un score exceptionnel mais celui des voix de droite et extrême-droite représente tout de même 56% des suffrages. Les sondages très (trop) favorables ne doivent en rien altérer notre mobilisation pour répondre à notre responsabilité : le devoir de victoire.
Département et ville rose
En Haute-Garonne, près d’un électeur sur trois a donné sa voix au candidat socialiste (32,83%). Certaines communes donnent même des scores exceptionnels à notre candidat comme à Colomiers (37,05%) ou Toulouse (34,44%). Dans des communes comptant moins d’électeurs, là aussi les scores sont majeurs pour construire la victoire tel qu’à Villefranche-de-Lauragais (37,93%), Labarthe-sur-Lèze (35,81%) ou Fonsorbes (32,95%). Ces résultats locaux traduisent la prépondérance des valeurs de progrès incarnée par les nombreuses collectivités locales administrées par la gauche. C’est aussi la forte implantation du Parti Socialiste, la mobilisation militante et le travail de terrain qui ont payé. De marchés en porte-à-porte, inlassablement les militant-e-s ont mobilisé pour le Changement avec François HOLLANDE.
Tâches brunes
L’enthousiasme de ces bons résultats a été entamé par le score très élevé du Front National qui obtient plus de 20% dans 16 des 53 cantons de la Haute-Garonne. Dans de très nombreuses communes rurales ou rurbaines, Marine Le Pen réalise des scores sans précédent, se classant parfois seconde et même en tête. Les alertes avaient déjà été sérieuses lors des dernières cantonales qui avaient vu 7 duels PS/FN au second tour. Une partie des électeurs de ces territoires qui souffrent de la casse des services publics a été la première victime de ces 5 ans de mandat : chômage, précarité croissante, sentiment d’abandon… Crise économique bien sûr mais aussi crise morale après des années de sarkozysme qui ont entamé l’image même de la République. Le «Président des riches» n’a eu de cesse de nourrir le terreau de l’extrême droite, érigeant la division des français en mode de gouvernance, célébrant le pouvoir de l’argent, les arrangements entre amis et débattant de l’«identité nationale» quand les priorités demeurent l’emploi et le pouvoir d’achat. Nous avons, socialistes, la responsabilité de résister à la banalisation des thèses du Front national mais aussi de répondre à celles et ceux qui par bêtise ou désespoir ont voté pour l’extrême droite que la réponse est dans la République. La République que François HOLLANDE veut irréprochable et replaçant la justice au coeur de son action et de son projet.
La continuité ou le changement
Dans ces derniers jours qui nous séparent du vote de second tour, nous devrons, sur le terrain, auprès de tous celles et ceux dont la situation n’a fait que se dégrader ces dernières années,
expliquer que leur vote le 6 mai conduira à prolonger le désastre économique et sociale ou provoquera le changement pour le redressement de la France. C’est «Stop» ou «Encore» ! Pour nous, le programme c’est encore et toujours de la mobilisation et demain, ensemble, le Changement.
Nadia Pellefigue
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Haute-Garonne : Résultats du 1er tour :
F. Hollande (PS-PRG) : 32,83%
N. Sarkozy (UMP) : 22,84%
M. Le Pen (FN) : 15,31%
J.-L. Mélenchon : 13,38%
F. Bayrou : 9,32%
E. Joly : 3,04%
Régis Juanico : “pourquoi j’ai voté contre le mécanisme européen de stabilité”
Régis Juanico, député socialiste de la Loire et secrétaire national du PS, explique sur son blog les raisons pour lesquelles il a voté contre le mécanisme européen de stabilité.
Ce mardi 21 février, l’Assemblée s’est prononcée sur un texte important relatif à la mise en place d’un Mécanisme Européen de Solidarité. Plus exactement, il s’est agi de ratifier une modification du traité européen visant à intégrer le principe du MES au traité dit de Lisbonne et imposé par une ratification parlementaire en 2008 et dans le même temps de ratifier la création du MES.
Le MES crée un fonds de solidarité permanent pour soutenir financièrement les Etats en difficulté, ce qui est plutôt un progrès par rapport au Fonds Européen de Soutien Financier (FESF) et prévoit les modalités d’intervention sur les marchés, une réserve financière disponible pouvant aller jusqu’à 700 milliards d’euros et des modalités de gouvernance.
Il dit aussi que toute intervention fera l’objet de contreparties, notamment en termes d’engagements budgétaires et en lien avec le FMI. Les 700 milliards devraient être apportés par les Etats, d’abord sous la forme d’un apport de parts libérées pour 80 milliards, le reste étant des « parts sujettes à appel » par le MES en cas de défaillance. Celle de la France s’élève à 147 milliards mais il est très peu probable qu’elle soit appelée. Les membres du groupe socialiste ont fait le choix majoritaire de s’abstenir en avançant principalement deux arguments :
- Le premier est que nous demandons un outil européen d’intervention sur les marchés financiers pour garantir la stabilité et protéger des Etats attaqués par des spéculateurs. Je considère, avec d’autres, que sur ce point, il serait plus intéressant que ce rôle soit dévolu à la BCE mais à condition évidemment de revenir sur son indépendance. Par ailleurs, le fonctionnement du MES comporte de nombreuses lacunes sur le plan technique, il ne dispose pas notamment du statut de banque et n’aura pas la possibilité d’accéder au financement de la Banque Centrale Européenne.
- Le second argument est que ce texte est juridiquement et intrinsèquement lié au Traité de rigueur budgétaire négocié par le binôme Merkel-Sarkozy et tendant à généraliser la règle d’or et l’austérité en Europe.
C’est là un point important mais qui est aussi source de confusion car le texte du MES renvoie explicitement à travers deux de ses considérants au texte dudit traité. Et réciproquement.
Ce traité de stabilité budgétaire et d’austérité généralisée n’est pas un bon texte et François Hollande a d’ores et déjà annoncé qu’il le renégocierait sitôt après les élections si les Français lui en donnent mandat. Nous sommes tous d’accord pour dire que la politique européenne doit être réorientée de manière forte et claire, notamment pour favoriser la relance, la croissance et l’emploi. Nous le voyons en Grèce, sans croissance, l’endettement génère des plans de rigueur sans fin qui finissent par affecter la croissance, dans un cercle vicieux.
Aujourd’hui, c’est donc uniquement sur le MES que nous avions à nous prononcer. J’ai voté contre pour trois raisons.
1. La question de la gouvernance d’abord. Celle-ci me paraît totalement soustraite à un contrôle démocratique et notamment parlementaire –du parlement Européen comme des Parlements Nationaux- alors que cet organisme sera appelé à prendre des décisions majeures. L’administrateur qui siègera dans le conseil des gouverneurs sera nommé par chaque Ministre des Finances de la zone Euro : il devrait être choisi, à minima, par voie parlementaire… Je peux le mesurer en tant que député de la Commission des Affaires Européennes à l’Assemblée Nationale chargé de contrôler l’application des institutions de l’Union, des textes européens et leur transposition dans notre droit interne, nous ne pouvons pas, si nous voulons réorienter la construction européenne dans un sens plus social et plus solidaire, continuer à consentir des abandons de souveraineté sans contreparties à des institutions irresponsables devant les peuples.
2. La nature des considérants ensuite. Une seule politique, une seule ligne, semble possible à la lecture du texte : « l’octroi au titre du mécanisme de toute assistance financière nécessaire sera subordonné à une stricte conditionnalité ». Les aides financières ne seront accordées aux Etats que sous condition : l’application de politiques libérales, de rigueur et d’austérité drastiques. Nous sommes tous aujourd’hui, au PS, convaincus que sans relance économique, sans soutien à la consommation et à l’investissement, nous ne sortirons pas de la crise. L’exemple de la Grèce le prouve avec une économie en totale récession du fait de la purge qui lui est imposée sans discernement. Rien dans le texte ne permet d’espérer, d’entrevoir même, une autre politique.
3. Le lien avec le traité Sarkozy-Merkel, enfin. Si juridiquement il n’est pas formellement établi, la référence entre les deux textes est au mieux inopportune et source de confusion. Le message politique prime parfois sur le détail juridique. Il me paraît impossible de ne pas m’opposer à un texte quoi renvoie à un traité que l’on refuse pour la politique qu’il veut imposer à tous. Cette même politique que l’on condamne en Grèce par ailleurs… En ratifiant le MES avant d’avoir renégocié le traité budgétaire, on nous demande de mettre la « charrue avant les bœufs ».
Nous sommes loin du débat passionnel de 2005. D’une opposition entre le soutien et le rejet, nous sommes passés sur ce texte à un débat entre l’abstention et l’opposition. Le dilemme est évident : refuser un outil que l’on attendait – car sa forme et son orientation du moment ne sont pas satisfaisante – peut être frustrant et laisse circonspect.
C’est pourquoi j’ai voté contre ce texte en âme et conscience, comme je l’avais déjà fait au moment de la ratification du Traité de Lisbonne en février 2008. Afin de restaurer la confiance des peuples en Europe, le message du changement doit être clair et sans concession, sur la forme comme sur le fond.
Affaire Borgel : rénovation et parité ont fait long feu !
Nadia Pellefigue annonce que le Bureau National du Parti Socialiste vient de désigner Christophe Borgel, Secrétaire national en charge des élections, comme candidat aux législatives sur la 9ème circonscription de la Haute-Garonne.
On constate que les “bonnes vieilles méthodes” et la soif de pouvoir de quelques uns l’ont emporté sur la transparence et le renouvellement.
Depuis le 1er décembre, l’absence de décision nationale a été savamment entretenue pour en arriver à ce résultat, au mépris des militants, de la transparence et des orientations nationales en terme de réservation femme. Il est vrai qu’entre-temps le parachutage de Christophe Borgel dans la Somme a été avorté par le refus franc et massif de l’ensemble des élus et militants. Il n’en est pas de même en Haute-Garonne où il dit bénéficier du soutien de Pierre Cohen et Thierry Suaud.
Christophe Borgel, en sa qualité de Secrétaire national aux élections, avait la responsabilité de présider la commission nationale d’investiture chargée d’arbitrer la situation sur la circonscription qui est désormais celle où il sera candidat. On ne peut que regretter la confusion des genres. On comprend mieux néanmoins la manière dont la situation avait été très vite qualifiée “d’inextricable” ou de “bloquée” par ceux qui refusaient l’option la plus évidente et partagée par une très large majorité d’élus, responsables nationaux et fédéraux et militants haut-garonnais attachés à un fonctionnement sain de notre parti : un nouveau vote.
Pour rappel, le 6 décembre, sous la Présidence de Christophe Borgel, les éléments portés à la connaissance des membres de la Commission électorale ont permis de déterminer que la sincérité du vote était remise en question. C’est pour cette raison que la Convention nationale d’investiture du 10 décembre n’a pas investi Anne Crayssac.
Une mission d’information complémentaire menée par Christophe Borgel, après audition de nombreux élus, responsables fédéraux et militants devait initialement permettre l’arbitrage entre les deux candidates ou établir la procédure d’un nouveau vote afin de retrouver une légitimité par l’expression démocratique des militants.
Pas plus que les auditions de la Commission, cette mission n’a donné lieu à un rapport.
En lieu et place, le Bureau national a annoncé ce soir le parachutage, sur cette circonscription que le même Bureau national avait réservé femme, de celui qui devait être le juge de la décision : Christophe Borgel.
Rénovation et parité ont fait long feu.
Nadia Pellefigue : “Quel cadeau de Noël pour les militants socialistes de la 9ème circonscription ?
Par souci de préserver notre parti et par volonté de ne pas affaiblir la campagne majeure à venir, j’avais pour le moment refusé de répondre aux nombreuses sollicitations médiatiques concernant la situation sur la 9ème circonscription et ne m’étais pas encore exprimée sur le sujet. Aujourd’hui, alors que la presse régionale se fait écho des hypothèses travaillées dans les coulisses de la rue de Solférino – parachutage national ou partenaire MRC- le moment est venu de rompre le silence.
Tout le monde s’accorde à dire que le vote du 1er décembre sur la 9ème circonscription de Haute-Garonne s’est tenu dans un climat délétère et a été entaché d’irrégularités, le rendant insincère. Sans aller plus avant pour le moment dans les détails, le simple fait que l’identité des votants, ni même leur inscription sur les listes électorales n’aient pu être vérifiées sur près de 2/3 des voix de ma concurrente jette un doute réel sur la régularité du scrutin. Le fait qu’elle ne soit pas non plus investie près de 3 semaines après le vote en est l’illustration la plus évidente. C’est une des raisons qui ont amené les membres des instances nationales du Parti socialiste a annuler, dans un premier temps, le vote du bureau de Portet-sur-Garonne puis à l’occasion de commissions et missions nationales de proposer une nouvelle consultation.
Respect des militants et du territoire
C’est la position qui a été défendue par le Premier Secrétaire fédéral de la Haute-Garonne et celle qui m’a été signifiée par le Président du Conseil général, le Président du Conseil régional, et de très nombreux élu-e-s de la Haute-Garonne et au delà.
Mais la vérité est ailleurs. Ailleurs, puisque l’hypothèse de l’organisation d’un nouveau scrutin est subordonnée à des considérations très éloignées du respect des militants et du territoire. L’éventualité d’un parachutage national comme celle de donner cette circonscription au MRC est posée au mépris de la décision votée dans l’ensemble des instances fédérales comme nationales de réserver cette circonscription à une femme socialiste. Conseillère régionale déléguée à l’Egalite femme-homme qui a présenté hier le nouveau plan d’action régional pour l’égalité 2012-2014 adopté à l’unanimité des élu-e-s réunis en Assemblée plénière du Conseil régional, je mesure douloureusement le chemin qui reste encore à parcourir ! Elle est présentée au mépris des militants honnêtes, et attachés au processus démocratique qui fait l’honneur de notre parti, qui se sont exprimés le 1er décembre. Les conditions dans lesquelles se déroulent cette investiture ramènent le PS des années en arrière. Le temps où les discours sur la rénovation et le renouvellement animaient nos sections semble être malheureusement derrière nous. Enfin, ajouté au lourd contentieux électoral, le fait d’écarter totalement une sensibilité du Parti socialiste des 13 mandats de parlementaires en Haute-Garonne (Assemblée, Sénat et Parlement européen) interroge sur la capacité d’opérer le rassemblement nécessaire en méprisant 23% du parti socialiste de Haute-Garonne.
Nous sommes dans une période qui appelle à la responsabilité politique avec un enjeu majeur qui dépasse le cadre du seul Parti socialiste car les françaises et le français attendent autre chose que la politique actuelle injuste et inefficace de la droite. Pour cela, les socialistes doivent pouvoir se présenter unis. Pour cela, il faut que chacun soit respecté, les militants qui vont porter les campagnes électorales comme les candidat-e-s qui vont incarner le Changement. Les femmes aussi, car ne dit-on pas, qu’elles se mobilisent très fortement pour participer aux scrutins républicains ?!
Retour sur un scrutin qui a fait l’objet de nombreuses procédures
A chaque étape du processus interne engagé par les instances de régulation du PS depuis le soir du 1er décembre, j’ai refusé d’en commenter le déroulement et les conclusions mais je souhaite aujourd’hui revenir sur ces différentes étapes afin d’éclairer la situation. Au soir du vote, les délibérations du Bureau national des adhésions (BNA), en invalidant le bureau de vote de Portet-sur-Garonne, m’ont donné gagnante avec 60 voix d’avance. Ma compétitrice avait alors indiqué vouloir engager un recours qui n’a jamais été présenté. La décision du BNA a été invalidée le lendemain par le Secrétaire national aux élections, Christophe Borgel, qui a souhaité la mise en œuvre d’une Commission électorale nationale. Celle-ci s’est tenue le 7 décembre sous sa présidence et a auditionné le Premier Secrétaire fédéral, ma compétitrice et moi-même. L’écrasante majorité des membres a signifié qu’un nouveau vote était la meilleure solution pour départager les 2 candidates. Néanmoins, le Président de la commission électorale, Christophe Borgel, a sollicité une mission d’information complémentaire, qu’il présidait, les 15 et 16 décembre à Toulouse. Trois des quatre membres de cette mission ont indiqué être favorable à une nouvelle consultation.
Pour autant, lors du Bureau national du 20 décembre, soit près de 20 jours après le vote, il n’a pas été jugé opportun de traiter cette question ni même de donner aux membres du Bureau national le compte-rendu de la mission venue en Fédération. A l’issue de ce Bureau national, Christophe Borgel, a indiqué à la Dépêche du Midi, que “l’arbitrage définitif serait définitivement arrêté le 3 ou le 10 janvier”.
D’ici là, je sais que la rediffusion annuelle de l’excellent “Le Père Noel est une ordure” relève presque aujourd’hui de la tradition nationale. Je vous avoue que cette année, je serai tentée de penser que la troupe du Splendid avait dit vrai !
Nadia Pellefigue : “Je voudrais pouvoir vous dire, le pire est derrière nous !”
INTERVENTION DE NADIA PELLEFIGUE A ROQUES-SUR-GARONNE LE 28/11/11
Cher-es camarades,
A la tribune de notre dernier Congrès national à Reims en 2008, où je m’exprimais au nom des socialistes de la Haute-Garonne, je disais aux camarades venus de toute la France, : « Je voudrais pouvoir vous dire : le pire est dernière nous ! ».
Le pire était alors nos échecs successifs aux présidentielles depuis 1988, aux législatives depuis 1997, la crise internationale et ses conséquences sociales et économiques, nos divisions internes. Aujourd’hui devant vous, je pourrais dire la même chose « Je voudrais pouvoir vous dire : le pire est dernière nous ! » tant ces dernières années ont été douloureuses économiquement, socialement et politiquement. Mais vous et moi savons que ce n’est pas vrai : après des années de politique sarkozyste, le pire est là, chaque jour, partout : En Europe avec la Grêce, en Espagne, en Italie… Toutes les droites veulent profiter de la crise pour imposer une régression des droits sociaux et miner le soutien que l’Etat et ses services publics peuvent apporter aux plus faibles. En France avec la casse méthodique et brutale des acquis sociaux, des services publics comme des retraites, l’augmentation de la dette et des déficits, absence de politique cohérente face à la crise – nous en sommes au 3ème plan de relance avec toujours des perspectives de croissance à la baisse et celle du chômage à la hausse.
C’est ce rouleau compresseur qu’il faut arrêter ! Au soir du 7 mai, j’espère que nous pourrons dire ensemble, dire enfin « le pire est dernière nous ! ». Et cela sera vrai parce que nous fêterons alors, je l’espère, je le crois, la victoire de François Hollande, un nouveau « François »… D’ici là, camarades, nous avons un combat : le seul pour nous, gens de gauche, socialistes, le combat contre la droite. Ses idées parfois nauséabondes et flirtant avec l’extrême droite, sa politique injuste et inefficace.
Aujourd’hui, à l’heure où les Français s’interrogent avec inquiétude sur leur avenir. A l’heure où la droite nous annonce une nouvelle augmentation du chômage. A l’heure où les économistes les plus éminents nous prédisent la fin de l’Euro. Il est temps de tourner la page et de battre en brèche l’idée reçue selon laquelle une seule politique est possible : celle du démantèlement de notre modèle social et républicain.
Grâce à vous qui avez mené une campagne exemplaire, dans le respect de chacun, les primaires ont redonné espoir à des millions de françaises et de français qui ont montré leur profond désir de changement. La dynamique qui s’est mise en marche en cette occasion est précieuse, elle est celle de la victoire et du plaisir retrouvé de militer ensemble, tous ensemble. Nous avons maintenant, tous ensemble, autour de François Hollande une responsabilité collective historique : le devoir de victoire !
A la présidentielle d’abord, aux législatives ensuite pour avoir une majorité forte et unie pour réaliser « le rêve français » autour du pacte productif pour préparer l’avenir, du pacte éducatif pour démocratiser la réussite, du pacte redistributif pour une France juste et solidaire, du pacte écologique pour vivre mieux.
Mais pour répondre à cette attente légitime des français, François Hollande aura besoin d’une forte majorité à l’Assemblée nationale et devra pouvoir compter sur des députés combatifs et efficaces.
Par ton vote le 1er décembre, tu apporteras une pierre à ce défi historique : choisir celle qui est la mieux placée pour battre la droite et incarner une candidate crédible et compétente.
François Carbonnel : “soutenons Nadia Pellefigue pour son investiture législative”
A quelques jours d’un moment déterminant pour la vie de notre parti, l’investiture les 1er et 2 décembre de tous nos candidats pour la bataille des élections législatives de juin 2012, je souhaite ici faire part des raisons de mon soutien à Nadia Pellefigue sur la 9ème circonscription de la Haute-Garonne. J’espère que cela pourra contribuer à éclairer le choix de vote des militants concernés.
Occupé jusqu’à présent à organiser l’information équilibrée et neutre de tous les adhérents du PS de la Haute-Garonne (dans notre mensuel “L’Avenir” par exemple) dans le cadre des mes fonctions de secrétaire fédéral en charge de la communication, je me suis gardé d’exprimer publiquement mon choix. J’ai cependant déjà parlé de cette échéance politique avec plusieurs militants. En effet, Nadia est pour moi une amie proche et une camarade depuis longtemps.
Elle est aussi une militante hors-pairs, une femme engagée et une responsable politique efficace. J’ai la conviction que Nadia saura rassembler tous les militants derrière sa candidature afin de remporter cette nouvelle 9ème circonscription, dont le périmètre englobe une partie du canton Toulouse 9 à l’ouest du Canal du Midi, section où je suis investi depuis 8 ans.
Comme moi, Nadia s’est engagée en politique au plus jeune âge au travers des organisations syndicales de jeunesse. Elle s’y est forgé une solide expérience militante qui la rend aujourd’hui apte à affronter demain un tel scrutin uninominal. Elle a su s’entourer de militants et élus expérimentés, comme par exemple le maire de Roquettes, Michel Pérez, qui est son suppléant. Nadia est donc une militante de terrain, prête à “labourer” la circonscription à nos côtés, ce qui sera nécessaire pour affronter la candidate de la droite, Mme Pouchelon, à laquelle elle s’oppose déjà dans l’hémicycle du Conseil Régional.
Si le PS et la gauche ont instauré la parité femme-homme, c’est bien parce qu’il est souvent difficile pour les femmes d’accéder aux mandats électifs, en particulier en dehors des scrutins de liste. Dans le cas présent, la 9ème circonscription a été réservée à une candidature socialiste féminine. Il s’agit d’un acte important de rénovation et de renouvèlement. Mais cela ne suffit pas, pour renouveler les rangs de nos élu(e)s, il faut aussi limiter le cumul des mandats. C’est pour cela que Nadia s’est engagée par écrit à démissionner de son mandat de conseillère régionale lorsqu’elle sera députée, même si rien ne l’y oblige.
Enfin, je côtoie Nadia depuis trois ans au sein du secrétariat fédéral et je peux attester de son sens des responsabilités. Elle y a fait ses preuves, notamment lorsque nous avons organisé pour la première fois le scrutin des primaires citoyennes avec le succès populaire et militant que l’on sait. Je suis donc certain qu’elle sera une députée efficace pour la gauche et respectueuse des militants qui l’auront investie et qui la soutiendront.
Si, comme moi, on considère que le talent et la jeunesse ne sont pas des qualités à blâmer, alors donnons-lui la responsabilité de représenter les socialistes devant les Français en juin prochain !
