AG le jeudi 27/10 : bilan des primaires citoyennes

Depuis plusieurs mois maintenant, nous avons collectivement œuvré pour que les primaires citoyennes, exercice démocratique sans précédent, soient un véritable succès. Ce n’était pas chose aisée, d’une part parce que ce n’est pas le dispositif que nous avions privilégié (nous étions favorables à des primaires de la gauche) et d’autre part parce que tout était nouveau et exigeait rigueur et méthode. Pari gagné néanmoins ! Avec 83 923 votant-e-s, notre département obtient un taux de participation de 10,05% soit plus de 3 points au-dessus du taux de participation national (6,62%). Les débats ont permis de mettre en avant des idées et de parler de notre projet politique à toute la société française, pendant plusieurs semaines.

Le résultat de dimanche soir est forcément, pour nous et notre courant, une déception. Surtout après une campagne militante pour Martine Aubry dans laquelle nous avons joué un rôle central, grâce notamment à nos relais syndicaux et associatifs. Avec un peu de recul, il sera intéressant de regarder précisément les résultats et les études sociologiques sur les participants, afin d’avoir une idée claire du message adressé par les électeurs au parti socialiste.

Le premier enseignement est en tout cas évident : la droite est aujourd’hui la première victime des primaires, non seulement parce que le PS a accaparé le débat politique mais aussi parce qu’elle est incapable du même exercice démocratique. En ce sens, les primaires ont probablement permis à la gauche d’être en position de l’emporter enfin en 2012.

François Hollande est maintenant le candidat des socialistes. Il a été élu démocratiquement, avec une avance importante qui le légitime fortement. Il doit maintenant rassembler, et avant tout, ceux qui ont soutenu Martine Aubry. C’est sa responsabilité de le faire, c’est la nôtre d’être prêts à l’accepter. Il est le candidat, cela signifie qu’il pourra structurer son programme en s’appropriant le projet commun des socialistes adopté à l’unanimité. Mais en aucun cas, il ne devra le renier.

La défaite de Martine Aubry ne peut en tout cas être interprétée comme une défaite des idées qu’elle a défendues pendant la campagne : juste échange, contrôle des banques, volontarisme économique et rejet de la rigueur, non-cumul des mandats, sortie progressive du nucléaire, égalité femmes-hommes, etc. Au contraire, si l’on regarde les scores cumulés obtenus par Martine Aubry, Arnaud Montebourg et Ségolène Royal, on voit bien que les électeurs ont fait davantage le choix d’une gauche de transformation plutôt que d’une gauche d’accompagnement. Au deuxième tour, la personnalité des deux candidats et leur capacité supposée à gagner ont davantage influencé le vote, notamment de ceux qui ne s’étaient pas déplacé pour le premier tour.

Nous devrons aussi être particulièrement vigilants sur la stratégie électorale choisie par notre candidat et rappeler que, depuis fin 2008, c’est la ligne du rassemblement de la gauche qui s’est imposée dans le parti et dans l’élaboration du projet face aux tenants de l’alliance au centre.

Afin d’analyser collectivement cette nouvelle situation politique et de définir les contours de notre participation à la campagne présidentielle et de notre investissement dans le Parti Socialiste, nous te donnons rendez-vous à notre prochaine assemblée générale :

Jeudi 27 Octobre , à 19h
à la Fédération

Réponse à Arnaud Montebourg

Benoît Hamon, Henri Emmanuelli et Marie-Noëlle Lienemann répondent, le mardi 11 octobre, à la lettre d’Arnaud Montebourg adressée aux deux finalistes de la primaire. Pour ces représentants de l’aile gauche du Parti socialiste, il n’y a pas à tergiverser : Martine Aubry est la candidate qui se rapproche le plus des idées que le député de Saône-et-Loire a défendues lors de la campagne.

Cher Arnaud,
L’ampleur de la mobilisation citoyenne de dimanche dernier a témoigné d’une formidable aspiration au changement dans notre pays. Les 2,5 millions d’électeurs ont voulu signifier, par leur vote, qu’ils attendaient de la gauche qu’elle soit à la hauteur des enjeux. Il y a urgence à tourner la page du sarkozysme et à retrouver le chemin du redressement de la France.

Le résultat de dimanche nous a aussi conforté dans nos convictions : la majorité de celles et ceux qui se sont déplacés le 9 octobre pensent que pour battre la droite, il faut une gauche décomplexée ; Une gauche qui ne se résout pas à l’accompagnement du système, mais qui œuvre à sa transformation radicale. Une gauche qui ne se résigne pas à la domination des marchés, mais qui résiste et qui propose un autre chemin pour la France et pour l’Europe.

Ton bon score traduit cette tendance générale, et nous nous en félicitons. Nous jugeons néanmoins injuste et faux de renvoyer dos-à-dos Martine Aubry et François Hollande au prétexte qu’ils seraient « les deux faces d’une même médaille ».

Il ne s’agit pas seulement de « trancher entre deux tempéraments » : cela renverrait les primaires à une simple compétition pour le leadership, et donc à une lecture très « Vème république » d’un exercice démocratique qui est, et tu es le premier à le répéter, bien autre chose que cela ! Au contraire, le choix du deuxième tour revêt une importance décisive. D’un point de vue stratégique, d’un point de vue idéologique.

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Mardi 4 oct. : réunion publique à Lagardelle-sur-Lèze

Emploi, hopital, éducation, logement, energie, sécurité

Quel avenir pour les services publics
en France et en Europe ?

Razzy HAMMADI, Secrétaire national du PS aux services publics
Françoise CASTEX, Eurodéputée, membre de l’intergroupe services publics
Martin MALVY, Président de région Midi-Pyrénées (sous réserve)

Réunion publique
Mardi 4 octobre 20h30
LAGARDELLE-SUR-LÈZE
Salle des fêtes, rue des puits

Une réunion organisée par le Comité de soutien Haute-Garonne : martineaubry31.fr

Martine Aubry, une candidate qui ne décevra pas la gauche

Les personnalités du courant socialiste « Un monde d’avance », l’aile gauche du parti emmenée par Benoît Hamon et Henri Emmanuelli, lancent un appel aux électeurs de toute la gauche, en faveur de la candidature à la primaire de la première secrétaire sortante du PS.

Avec les primaires citoyennes, les socialistes et les radicaux ont mis entre les mains du peuple de gauche – c’est-à-dire de tous les Français qui se reconnaissent dans les valeurs de la gauche et de la République – la désignation de leur candidat en 2012. Les 9 et 16 octobre prochain se joue non seulement le choix d’une personnalité, mais aussi et surtout une stratégie et un projet politiques.

La future majorité présidentielle n’aura ni le même périmètre ni le même contenu selon que telle ou tel sera élu(e) le 16 octobre.

Notre appel s’adresse donc aussi aux électeurs de gauche qui ne votent habituellement pas socialiste au premier tour des élections. Vous êtes sympathisant écologiste, communiste, front de gauche, républicain… Vous êtes syndicaliste et impliqué dans les luttes et les mouvements sociaux dans votre entreprise, à l’hôpital, à la Poste, à l’Education nat

ionale, à Pôle emploi ou dans toute autre administration ou service public. Vous êtes militant associatif, altermondialiste, humanitaire, engagé dans le combat pour les droits de l’homme et la lutte contre le recul des libertés fondamentales. Vous n’êtes pas forcément socialiste mais de gauche. Vous pouvez décider du choix du candidat qui pourrait figurer au second tour de l’élection présidentielle face à Nicolas Sarkozy.

Les primaires vous offrent le choix de plusieurs candidats, plusieurs tempéraments, plusieurs identités politiques.

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12 raisons de soutenir Martine Aubry

Gouverner, c’est décider, ce qui implique des propositions claires. Martine Aubry s’engage sur des priorités qui permettront demain de transformer la société. Pour nous, électeurs de gauche, il existe au moins 12 bonnes raisons de soutenir Martine Aubry.

1. Elle incarne le changement
Le projet des socialistes est riche de propositions pour changer la France et l’Europe. Martine Aubry est aujourd’hui la mieux à même de le promouvoir et de le traduire en actions et en résultats pour transformer la société.
2. Elle est la candidate du mouvement social
Martine Aubry a travaillé au début du 1er septennat de François Mitterrand à la rédaction des Lois Au- roux qui ont transformé les conditions de travail des salariés dans les entreprises et amélioré le quotidien de millions de Français.
3. Elle est la dame du «faire»
Martine Aubry a prouvé au fil de ses fonctions au service de l’intérêt général sa capacité à agir, avec par exemple la mise en place des 35 heures au sein du gouvernement de Lionel Jospin, la mesure de progrès social la plus importante de ces dernières années.
4. Elle est crédible et expérimentée
Après avoir consacré sa vie au service des Français, Martine Aubry peut être la première femme présidente de la République grâce à son expérience et son combat ininterrompu en faveur des idées progressistes et républicaines.
5. Elle propose des pistes concrètes pour sortir de la crise
Sa proposition de créer une Banque Publique Européenne, partagée par les forces de gauche de toute l’Europe, est à même de casser durablement la spéculation.
6. Elle s’engage pour une société plus juste
Face à la crise sociale, Martine Aubry propose une société de justice qui permette à chacun la possibilité d’accéder à l’égalité réelle, notamment entre les femmes et les hommes.
7. Elle redressera la France avec un nouveau modèle de développement
Martine Aubry propose de renouer avec l’intérêt général : celui d’un modèle de développement viable économiquement, équitable socialement et durable écologiquement.
8. Elle incarne une gauche sérieuse et ambitieuse
Face aux dérives de la finance et des agences de notation, elle oppose le triple E de l’avenir : Emploi, Education, Environnement.
9. Elle engagera la France sur la voie de la transition énergétique
Martine Aubry s’est clairement engagée à organiser la sortie effective du nucléaire, en créant de nouvelles filières riches en emploi autour du gisement des énergies renouvelables.
10. Elle supprimera le cumul des mandats
En tant que maire de Lille, Martine Aubry ne cumule pas les mandats. Elle s’est engagée à mettre en œuvre des règles républicaines de non-cumul, afin de renouveler et de rajeunir les élus de notre pays.
11. Elle est la mieux à même de rassembler la gauche
Depuis trois ans, Martine Aubry a su renouer des liens avec toutes les composantes de la gauche et elle a préparé ainsi le rassemblement nécessaire à la victoire et au changement en 2012.
12. Elle a lancé le « serment de Toulouse »
Le serment de Toulouse, c’est le retour de la justice et de l’exemplarité républicaine. C’est le serment, qu’à Toulouse, Martine Aubry a fait à la France qu’elle a servie au cours d’une vie consacrée à l’intérêt général et à la justice sociale.

Le changement, c’est avec Martine Aubry

Martine Aubry a une avance de volonté face à la crise : les Français n’attendent pas une politique d’accompagnement, mais un vrai changement. Dans les Primaires, Martine Aubry défend une présidence, une gauche, une politique sérieuses et ambitieuses : le sérieux sans lequel rien n’est faisable, l’ambition sans laquelle rien ne change. On veut nous faire croire que rien n’est possible sinon adoucir la rigueur : pour Martine Aubry, on ne battra pas Sarkozy et on ne changera pas le système si la gauche se contente d’incarner l’austérité juste avant les élections pour réaliser juste l’austérité après. Oui, Martine Aubry veut changer les choses et dit concrètement ce qui va changer si les Français l’élisent présidente de la République :

– changer le système financier, ce qui veut dire notamment reprendre la main sur les banques en séparant activités spéculatives et de dépôts pour l’économie réelle. Mais aussi associer les salariés à la prise de décision dans les grandes entreprises ; réformer la fiscalité en soumettant les revenus de capital au même barème de l’impôt que les revenus du travail.

– changer de modèle énergétique, ce qui veut dire notamment sortir progressivement mais effectivement du nucléaire et produire/industrialiser en France les énergies renouvelables sans exclusive. Mais aussi engager la sobriété énergétique en réduisant notre consommation grâce à des emplois d’avenir pour les jeunes qui réaliseront les audits thermiques, puis les travaux d’isolation dans les logements ; tarifs essentiels pour l’eau, le gaz et l’électricité ; engager la conversion écologique de l’agriculture et de l’industrie.
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Médiapart : “Aubry entre ‘à fond’ dans la campagne”

Lu sur mediapart.fr

“Ça y est, Martine Aubry est enfin candidate à la primaire socialiste. Son lancement de campagne avait été plombé médiatiquement par la libération des deux otages français en Afghanistan et la nomination de Christine Lagarde au FMI, avec l’affaire Strauss-Kahn en arrière-plan insistant. Puis une relative discrétion avait accompagné son été, y compris au plus fort de la crise financière. Dès l’ouverture des universités d’été de La Rochelle, vendredi, Aubry a endossé le costume de la postulante à l’Elysée, tandis que ses proches organisaient la mobilisation des troupes.

Dès 11h, ils étaient plus de six cents militants réunis dans un amphithéâtre de la Faculté de sciences de la cité maritime, afin d’entendre les consignes des fidèles Jean-Marc Germain et François Lamy (directeur de cabinet et conseiller spécial de l’ex-première secrétaire), ainsi que du strausskahnien Christophe Borgel, secrétaire national aux élections du PS. A l’abri des micros et des caméras, et à huis clos, Aubry a tenu un discours offensif, qui semble avoir requinqué les militants.

«Elle a affirmé sa détermination et un bon esprit communicatif qui a motivé tout le monde. Elle a vraiment envie d’en découdre», assure le sénateur de Paris, David Assouline. «Elle nous a fait passer un message clair: “Je suis la plus forte pour gagner, la plus capable de fixer un cap, et celle qui ne tergiversera pas”», renchérit le député Olivier Dussopt, porte-parole d’Aubry et proche de Benoît Hamon.
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