Le rassemblement pour le changement : c'est maintenant

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Enfin ! Les socialistes se sont donné les moyens de conquérir à nouveau la présidence de la République. C’est une victoire militante collective, c’est le succès d’un parti et de ses alliés et c’est le talent d’un homme qui ont fait la différence. Outre le rejet par les Français du président sortant, l’élection de François HOLLANDE s’est fondée sur un parti rassemblé, doté d’un projet affirmé à gauche et correspondant aux attentes de nos concitoyens en matière de protection et de régulation sociale et économique.

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Prochaine assemblée générale : jeudi 24 mai.

La victoire à l’élection présidentielle de François Hollande le 6 mai dernier offre un nouveau paysage politique à notre pays qui a traversé 5 ans d’une politique sarkozyste austère, radicale et destinée à protéger les intérêts de quelques privilégiés. Il nous faut maintenant reconstruire en remettant en France la question sociale et la notion d’égalité au coeur des débats, avec une nouvelle répartition des richesses.

Nous proposons de nous retrouver ce Jeudi 24 mai à la Fédération, à 19h précises, pour une Assemblée Générale autour de l’ordre du jour suivant:

- analyse des résultats de l’élection présidentielle, point sur le gouvernement Ayrault,

- point sur les législatives,

- perspectives Politiques pour les semaines à venir.

En outre, notre camarade Gérard Filoche sera à 20h30 salle du Sénéchal, rue de Rémusat à Toulouse pour une réunion sur le thème “Le doit du travail en France et en Europe face au chantage à l’austérité et à la dette”.

Nous  invitons donc les camarades qui le souhaitent, pour prolonger cette soirée politique, à assister à ce débat après l’AG.

12 mesures du Gouvernement Hollande-Ayrault en faveur des salariés

François Hollande l’a promis : l’éducation et la jeunesse sont les priorités de son quinquennat. Quels sont les changements qui attendent salariés et chômeurs ? Voici les 12 mesures promises censées relancer l’emploi.

Article extrait de capital.fr (si, si..)

N.B.: Il manque un N°13 : “Augmenter les salaires, en particulier le SMIC”

1. Mettre en place le “contrat génération”
C’est la mesure emblématique du nouveau Président de la République. L’idée : une entreprise qui embauche en CDI un jeune de moins de 30 ans, chapoté par un salarié de plus de 55 ans (ainsi maintenu dans l’emploi), bénéficiera d’exonérations de cotisations sociales durant 5 ans. Pendant la campagne, François Hollande a promis la création de 500.000 contrats génération durant son quinquennat.

2. Créer 150.000 “emplois d’avenir”
Dans la lignée des Emplois-jeunes du gouvernement Jospin en 1997, 150.000 emplois d’avenir seront créés en 5 ans. Objectif : faciliter l’insertion des jeunes dans les quartiers, où leur taux de chômage dépasse 40%. Coût de cette mesure : 2 milliards d’euros.

3. Développer la formation des chômeurs
Les budgets de formation seront concentrés en priorité aux salariés les moins formés et les chômeurs. Pour y arriver, les moyens de l’AFPA devront être renforcés. Rattaché à Pôle emploi depuis 2010, cet organisme, est spécialisé dans les formations qualifiantes pour les adultes. Chaque région sera ainsi dotée d’un service public régional de la formation des demandeurs d’emploi.

4. Renforcer les moyens de Pôle emploi
Entre 15.000 et 18.000 conseillers supplémentaires devront être recrutés pour améliorer l’accompagnement des chômeurs. Cette promesse est passée quasi inaperçue dans le programme de François Hollande, et pourtant, il s’agit d’une de ses priorités en début de mandat. A moins que son coût de 2 milliards d’euros freine sa mise en place. Pour la financer, le gouvernement devra convaincre les partenaires sociaux, qui gèrent l’Unedic de consacrer une part plus importante des cotisations chômage à l’accompagnement des demandeurs d’emploi.

5. Sanctionner les employeurs qui abusent des contrats précaires
Les entreprises qui utilisent trop de contrats précaires (CDD, intérim) verront leurs cotisations chômage augmenter. Les sociétés de plus de 500 salariés devront, elles, “faire certifier la gestion de leurs ressources humaines, au regard de critères de qualité de l’emploi et de conditions de travail”. Reste à encore définir précisément ce dispositif.

6. Encourager l’égalité homme-femme
Actuellement, la loi prévoit une amende correspondant à 1% de la masse salariale pour les employeurs qui n’ont pas conclu d’accord collectif ou de plan d’action en faveur de l’égalité homme-femme. Les entreprises ont un an pour se mettre en conformité. A défaut, elles encourront la suppression des exonérations de cotisations sociales.

7. Faire respecter les quotas pour les handicapés
Depuis 2005, les employeurs doivent embaucher au moins 6% de travailleurs handicapés parmi leurs effectifs. Celles qui ne respectent pas ce quota doivent verser une somme équivalente à 1.500 fois le smic horaire par salarié manquant. Dans les faits, beaucoup d’employeurs préfèrent payer cette contribution, plutôt que d’embaucher. Le candidat François Hollande avait promis de renforcer les sanctions.

8. Lutter contre les discriminations à l’embauche
Le programme de François Hollande le promet, sans préciser comment. Le PS militait pour la généralisation du CV anonyme, sauf que différentes études ont remis en cause son efficacité. A peaufiner, donc…

9. Allonger le congé paternité
François Hollande s’est prononcé en faveur d’un congé paternité obligatoire et a proposé de l’allonger d’une semaine, conformément aux préconisations de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas). Pas suffisant pour les syndicats. La CFDT propose, par exemple, un congé de 2 mois, contre 11 jours actuellement.

10. Revoir la défiscalisation des heures sup’
Le nouveau gouvernement reviendra sur la défiscalisation et les exonérations de cotisations sociales des heures supplémentaires, initiées par Nicolas Sarkozy. Seules les TPE seraient épargnées.

11. Encadrer la rémunération des dirigeants
Le projet de François Hollande vise à plafonner la rémunération des dirigeants des entreprises publiques. Celle-ci ne pourra pas être supérieure à 20 fois le plus bas salaire dans la société.

12. Sanctionner les licenciements boursiers
Pour les entreprises qui versent des dividendes aux actionnaires ou rachètent leurs actions, le coût des licenciements collectifs sera augmenté, afin de les rendre prohibitifs. Les ouvriers et employés victimes de plans sociaux pourront saisir le tribunal de grande instance. Objectif : permettre aux juges d’estimer si les licenciements sont contraires à l’intérêt économique de l’entreprise.

Présidentielle : après le 1er tour, “stop ou encore ?”

En plaçant en tête François Hollande (28,63%), le 1er tour de l’élection présidentielle a permis une dynamique encourageante pour aborder le second tour. Optimistes, nous avons des raisons d’espérer qu’à la faveur du rassemblement opéré par notre candidat, le changement tant attendu prenne tout son sens au soir du 6 mai. Mais tout reste à faire si nous ne voulons pas que ce vent du changement semblable au vent d’autan s’arrête de souffler subitement. Le total des voix de gauche avec 43% est un score exceptionnel mais celui des voix de droite et extrême-droite représente tout de même 56% des suffrages. Les sondages très (trop) favorables ne doivent en rien altérer notre mobilisation pour répondre à notre responsabilité : le devoir de victoire.

Département et ville rose
En Haute-Garonne, près d’un électeur sur trois a donné sa voix au candidat socialiste (32,83%). Certaines communes donnent même des scores exceptionnels à notre candidat comme à Colomiers (37,05%) ou Toulouse (34,44%). Dans des communes comptant moins d’électeurs, là aussi les scores sont majeurs pour construire la victoire tel qu’à Villefranche-de-Lauragais (37,93%), Labarthe-sur-Lèze (35,81%) ou Fonsorbes (32,95%). Ces résultats locaux traduisent la prépondérance des valeurs de progrès incarnée par les nombreuses collectivités locales administrées par la gauche. C’est aussi la forte implantation du Parti Socialiste, la mobilisation militante et le travail de terrain qui ont payé. De marchés en porte-à-porte, inlassablement les militant-e-s ont mobilisé pour le Changement avec François HOLLANDE.

Tâches brunes
L’enthousiasme de ces bons résultats a été entamé par le score très élevé du Front National qui obtient plus de 20% dans 16 des 53 cantons de la Haute-Garonne. Dans de très nombreuses communes rurales ou rurbaines, Marine Le Pen réalise des scores sans précédent, se classant parfois seconde et même en tête. Les alertes avaient déjà été sérieuses lors des dernières cantonales qui avaient vu 7 duels PS/FN au second tour. Une partie des électeurs de ces territoires qui souffrent de la casse des services publics a été la première victime de ces 5 ans de mandat : chômage, précarité croissante, sentiment d’abandon… Crise économique bien sûr mais aussi crise morale après des années de sarkozysme qui ont entamé l’image même de la République. Le «Président des riches» n’a eu de cesse de nourrir le terreau de l’extrême droite, érigeant la division des français en mode de gouvernance, célébrant le pouvoir de l’argent, les arrangements entre amis et débattant de l’«identité nationale» quand les priorités demeurent l’emploi et le pouvoir d’achat. Nous avons, socialistes, la responsabilité de résister à la banalisation des thèses du Front national mais aussi de répondre à celles et ceux qui par bêtise ou désespoir ont voté pour l’extrême droite que la réponse est dans la République. La République que François HOLLANDE veut irréprochable et replaçant la justice au coeur de son action et de son projet.

La continuité ou le changement
Dans ces derniers jours qui nous séparent du vote de second tour, nous devrons, sur le terrain, auprès de tous celles et ceux dont la situation n’a fait que se dégrader ces dernières années,
expliquer que leur vote le 6 mai conduira à prolonger le désastre économique et sociale ou provoquera le changement pour le redressement de la France. C’est «Stop» ou «Encore» ! Pour nous, le programme c’est encore et toujours de la mobilisation et demain, ensemble, le Changement.

Nadia Pellefigue

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Haute-Garonne : Résultats du 1er tour :

F. Hollande (PS-PRG) : 32,83%
N. Sarkozy (UMP) : 22,84%
M. Le Pen (FN) : 15,31%
J.-L. Mélenchon : 13,38%
F. Bayrou : 9,32%
E. Joly : 3,04%

Régis Juanico : “pourquoi j’ai voté contre le mécanisme européen de stabilité”

Régis Juanico, député socialiste de la Loire et secrétaire national du PS, explique sur son blog les raisons pour lesquelles il a voté contre le mécanisme européen de stabilité.

Ce mardi 21 février, l’Assemblée s’est prononcée sur un texte important relatif à la mise en place d’un Mécanisme Européen de Solidarité. Plus exactement, il s’est agi de ratifier une modification du traité européen visant à intégrer le principe du MES au traité dit de Lisbonne et imposé par une ratification parlementaire en 2008 et dans le même temps de ratifier la création du MES.

Le MES crée un fonds de solidarité permanent pour soutenir financièrement les Etats en difficulté, ce qui est plutôt un progrès par rapport au Fonds Européen de Soutien Financier (FESF) et prévoit les modalités d’intervention sur les marchés, une réserve financière disponible pouvant aller jusqu’à 700 milliards d’euros et des modalités de gouvernance.

Il dit aussi que toute intervention fera l’objet de contreparties, notamment en termes d’engagements budgétaires et en lien avec le FMI. Les 700 milliards devraient être apportés par les Etats, d’abord sous la forme d’un apport de parts libérées pour 80 milliards, le reste étant des « parts sujettes à appel » par le MES en cas de défaillance. Celle de la France s’élève à 147 milliards mais il est très peu probable qu’elle soit appelée. Les membres du groupe socialiste ont fait le choix majoritaire de s’abstenir en avançant principalement deux arguments :

- Le premier est que nous demandons un outil européen d’intervention sur les marchés financiers pour garantir la stabilité et protéger des Etats attaqués par des spéculateurs. Je considère, avec d’autres, que sur ce point, il serait plus intéressant que ce rôle soit dévolu à la BCE mais à condition évidemment de revenir sur son indépendance. Par ailleurs, le fonctionnement du MES comporte de nombreuses lacunes sur le plan technique, il ne dispose pas notamment du statut de banque et n’aura pas la possibilité d’accéder au financement de la Banque Centrale Européenne.

- Le second argument est que ce texte est juridiquement et intrinsèquement lié au Traité de rigueur budgétaire négocié par le binôme Merkel-Sarkozy et tendant à généraliser la règle d’or et l’austérité en Europe.

C’est là un point important mais qui est aussi source de confusion car le texte du MES renvoie explicitement à travers deux de ses considérants au texte dudit traité. Et réciproquement.

Ce traité de stabilité budgétaire et d’austérité généralisée n’est pas un bon texte et François Hollande a d’ores et déjà annoncé qu’il le renégocierait sitôt après les élections si les Français lui en donnent mandat. Nous sommes tous d’accord pour dire que la politique européenne doit être réorientée de manière forte et claire, notamment pour favoriser la relance, la croissance et l’emploi. Nous le voyons en Grèce, sans croissance, l’endettement génère des plans de rigueur sans fin qui finissent par affecter la croissance, dans un cercle vicieux.

Aujourd’hui, c’est donc uniquement sur le MES que nous avions à nous prononcer. J’ai voté contre pour trois raisons.

1. La question de la gouvernance d’abord. Celle-ci me paraît totalement soustraite à un contrôle démocratique et notamment parlementaire –du parlement Européen comme des Parlements Nationaux- alors que cet organisme sera appelé à prendre des décisions majeures. L’administrateur qui siègera dans le conseil des gouverneurs sera nommé par chaque Ministre des Finances de la zone Euro : il devrait être choisi, à minima, par voie parlementaire… Je peux le mesurer en tant que député de la Commission des Affaires Européennes à l’Assemblée Nationale chargé de contrôler l’application des institutions de l’Union, des textes européens et leur transposition dans notre droit interne, nous ne pouvons pas, si nous voulons réorienter la construction européenne dans un sens plus social et plus solidaire, continuer à consentir des abandons de souveraineté sans contreparties à des institutions irresponsables devant les peuples.

2. La nature des considérants ensuite. Une seule politique, une seule ligne, semble possible à la lecture du texte : « l’octroi au titre du mécanisme de toute assistance financière nécessaire sera subordonné à une stricte conditionnalité ». Les aides financières ne seront accordées aux Etats que sous condition : l’application de politiques libérales, de rigueur et d’austérité drastiques. Nous sommes tous aujourd’hui, au PS, convaincus que sans relance économique, sans soutien à la consommation et à l’investissement, nous ne sortirons pas de la crise. L’exemple de la Grèce le prouve avec une économie en totale récession du fait de la purge qui lui est imposée sans discernement. Rien dans le texte ne permet d’espérer, d’entrevoir même, une autre politique.

3. Le lien avec le traité Sarkozy-Merkel, enfin. Si juridiquement il n’est pas formellement établi, la référence entre les deux textes est au mieux inopportune et source de confusion. Le message politique prime parfois sur le détail juridique. Il me paraît impossible de ne pas m’opposer à un texte quoi renvoie à un traité que l’on refuse pour la politique qu’il veut imposer à tous. Cette même politique que l’on condamne en Grèce par ailleurs… En ratifiant le MES avant d’avoir renégocié le traité budgétaire, on nous demande de mettre la « charrue avant les bœufs ».

Nous sommes loin du débat passionnel de 2005. D’une opposition entre le soutien et le rejet, nous sommes passés sur ce texte à un débat entre l’abstention et l’opposition. Le dilemme est évident : refuser un outil que l’on attendait – car sa forme et son orientation du moment ne sont pas satisfaisante – peut être frustrant et laisse circonspect.

C’est pourquoi j’ai voté contre ce texte en âme et conscience, comme je l’avais déjà fait au moment de la ratification du Traité de Lisbonne en février 2008. Afin de restaurer la confiance des peuples en Europe, le message du changement doit être clair et sans concession, sur la forme comme sur le fond.

Henri Emmanuelli : “Notre rôle est de redonner un peu d’espoir”

Henri Emmanuelli, député des Landes, le 18 janvier 2012.

Henri Emmanuelli, député des Landes, le 18 janvier 2012. Marc Chaumeil pour Le Monde

Dirigeant de l’aile gauche du PS, Henri Emmanuelli, député et président du conseil général des Landes, a demandé à François Hollande, mardi 17 janvier, “une clarification” après les propos du député PS Jérôme Cahuzac sur l’ouverture de 60 000 postes dans l’éducation.

Pourquoi être publiquement intervenu pour recadrer un membre de l’équipe de M. Hollande?

Nous avons été surpris que certains puissent affirmer que les 60 000 postes que nous créerons dans l’éducation nationale le seront par redéploiement du secondaire vers le primaire. Je connais la situation sur le terrain et je ne crois pas que cela corresponde à la réalité et aux besoins.

M. Hollande, lors de son conseil politique mercredi, a demandé à chacun d’être “responsable”. Vous sentez-vous visé ?

La responsabilité doit être partagée. Nous ne devons pas découvrir des interprétations nouvelles de telle ou telle mesure qui posent problème. Nous avons déjà vécu la semaine dernière une affaire de ce genre avec le quotient familial : l’entourage déforme les propositions du candidat. Je comprends qu’il faille faire campagne et répondre aux questions. Mais c’est au candidat de faire des propositions. A personne d’autre.

La création nette de ces 60 000 postes doit-elle être maintenue contre vents et marées ?

Elle est indispensable. Si nous ne créons pas ces postes, les prochaines rentrées scolaires seront difficiles à faire.

Manuel Valls, Pierre Moscovici, Michel Sapin… La ligne défendue par le premier cercle du candidat, ancré à la droite du PS, vous convient-elle ?

François connaît parfaitement ces camarades. Il a fait les choix qui lui convenaient. Je suis certain qu’il les assume parfaitement.

Votre candidat, sous couvert de réalisme budgétaire, ne prépare-t-il pas l’austérité ?

Ce n’est pas ce que dit François Hollande. Nous sommes dans une situation très difficile, à cause de la crise et de la droite, qui, depuis dix ans, mène une politique désastreuse. Si nous gagnons, ce ne sera pas facile. Mais la campagne ne peut se réduire à une course à l’austérité entre droite et gauche. Même si on ne peut pas tout faire, on doit dire qu’on va essayer.

Comment concilier “rêve français” et rigueur ?

Nos compatriotes sont très inquiets, et cette inquiétude limite l’enthousiasme. Nous connaissons le rejet dont le président de la République fait l’objet. Mais pour gagner, il faut susciter un minimum d’espérance. Notre rôle est de redonner un peu d’espoir.

La dégradation de la note française autorise-t-elle l’espoir?

Dans les motifs de la perte de notre triple A, il y a, bien sûr, l’appréciation négative sur notre situation financière, mais aussi un long paragraphe sur l’accumulation des plans d’austérité qui condamne la croissance, alors même qu’il n’y a que la croissance qui serait à même de redresser les finances publiques! Le rôle du candidat de l’alternance est d’avoir une gestion sérieuse, mais aussi de retrouver le chemin de la croissance.

Que pensez-vous du sommet social tenu mercredi à l’Elysée?

Ce n’est pas un sommet social, mais un sommet électoral. M. Sarkozy fait n’importe quoi. Il recrée 1 000 postes pour le Pôle emploi après en avoir supprimé 1 800 l’an passé; il accorde une enveloppe de 100 millions d’euros qui s’ajoutent aux 600 millions déjà budgétés pour le chômage partiel contre 6milliards en Allemagne.

La montée de François Bayrou dans les sondages vous inquiète-t-elle?

En Aquitaine, tout le monde sait que M. Bayrou est à droite. Il y a toujours mené ses batailles aux côtés de l’UMP. Il n’y a qu’à Paris qu’on ait des doutes ! M.Bayrou n’est là que pour préparer le second tour de M. Sarkozy.